vendredi 30 décembre 2016

La leucocytose digestive : Un phénomène insuffisamment étudié ?

Au fil des ans, les sciences de la nutrition ne cessent de converger vers un même constat. L’alimentation qui correspond le mieux à la physiologie humaine, celle qui se révèle être la moins toxique et la plus nutritive est une alimentation peu ou pas transformée. Comment pourrait-il en être autrement ? Notre organisme et plus particulièrement notre système digestif sont le résultat de centaines de millénaires d’évolution au contact d’une nature vierge. Une évolution continue depuis les débuts du stade animal jusqu’à l’homo sapiens moderne. Les pratiques de transformation des aliments, notamment par la cuisson, sont culturelles et varient d’une région à l’autre. Elles ne se sont généralisées que très récemment au regard de l’échelle des temps géologiques au cours desquels s’est façonné notre patrimoine génétique. Quand bien même ces pratiques nous paraissent anciennes, rien ne permet d’affirmer que nos organismes soient adaptés à tous ces nouveaux aliments qu’elles produisent. En effet, lorsque nous ingérons quelque chose, notre organisme analyse cette chose afin de déterminer ce qu’il pourra en tirer. Ce travail d’analyse commence avant même l’ingestion avec l’odorat, puis dès la mise en bouche et se poursuit même après la déglutition au fur et à mesure de la digestion. Ces analyses successives déclenchent la production de salive, d’enzymes et des sucs digestifs nécessaires au démontage moléculaire de la chose pour en extraire les nutriments dont l’organisme a besoin. Une mécanique complexe et précise. A chaque structure moléculaire un traitement spécifique existe, programmé génétiquement. Or, les préparations alimentaires contiennent une grande quantité de molécules synthétisées lors de la cuisson dont un bon nombre n’existe pas à l’état naturel. Cela pose un problème à notre système digestif. Il arrive qu’il n’ait pas de traitement génétiquement programmé pour dégrader ces molécules. C’est le cas par exemple avec les AGE, les acrylamides, les furanes, ces molécules issues de réactions chimiques lors de la cuisson. C’est le cas aussi de diverses molécules issues de l’industrie chimique présentes dans bon nombre de produits alimentaires. Lorsque ces molécules plus ou moins toxiques passent la barrière intestinale et se retrouvent dans les masses circulantes, le système immunitaire les identifie comme des corps étrangers et réagit par un afflux de globules blancs dans le sang. C’est la leucocytose digestive. Ce phénomène a été identifié pour la première fois au 19ème siècle, en 1846 pour être exact. Il fut considéré comme normal jusqu’à ce qu’un chercheur de l’institut de chimie clinique de Lausanne, Paul Kouchakoff, se rende compte en 1937 qu’il ne se produisait pas suite à l’ingestion d’aliments crus. Cette découverte amena Kouchakoff à postuler que la leucocytose digestive est une réaction du système immunitaire déclenchée par l’ingestion d’aliments dénaturés par la cuisson. Malheureusement les travaux de Kouchakoff sont restés en l’état et n’ont pas été repris. Ce domaine d’étude pourtant prometteur a curieusement été totalement délaissé des chercheurs. Les références scientifiques sur ce sujet que l’on retrouve sur internet datent toutes du début du 20ème siècle.

Pourquoi une telle désaffection ? Est-ce le poids de l’industrie pharmaceutique ou agroalimentaire qui oriente la recherche vers d’autres centres d’intérêt ? Possible ! Il n’est cependant pas exclu que ce sujet revienne sur le tapis dans un avenir proche. Avec les moyens modernes d’imagerie, d’analyse en temps réel, de traitement informatisé des données dont nous disposons aujourd’hui, il se pourrait que la science engrange alors une belle moisson de connaissances nouvelles qui pourraient mettre à bas bon nombre d’idées reçues et de postulats sur l’alimentation.

La leucocytose digestive sur Wikipédia
Toxines cachées dans l'alimentation cuite
The Hidden Toxins in Cooked Foods
Produits chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?

mardi 29 novembre 2016

Eden Island : Le projet Anambas

Les abords de l'ile
« Terre en vue ! » Le cri de la vigie du haut du nid-de-pie devait souvent ressembler à un cri du cœur pour les marins au long cours, comme ceux de la frégate « La Boudeuse » du célèbre capitaine français Bougainville qui découvrit l'archipel exotique des Anambas. C'est avec le même émerveillement de pionniers du XIXe siècle qu'on peut aujourd'hui parcourir ces îles désertes paradisiaques, explorer les fonds marins depuis la surface d'une eau cristalline. Pour les amateurs de nature intacte, l'archipel est un fantastique espace de découverte et de tranquillité, car n'y habitent que quelques milliers de personnes, regroupées dans de pittoresques villages de pêcheurs.

Installés en Asie du sud-est depuis plusieurs années, ils sont trois passionnés de nature. Tous trois mangent cru de longue date et sont tombés amoureux des Anambas et plus particulièrement d’une de ses iles. Un monticule posé au milieu de la mer de Chine qui culmine à 150 m d’altitude, couvert d’une végétation luxuriante de cocotiers, de durianiers centenaires, mais aussi de manguiers, jacquiers et maints autres fruitiers. Deux d’entre eux ont d’ores et déjà acheté un terrain sur cette ile et Joachim, formé en France à la permaculture, a commencé à redensifier la cocoteraie. Sur cette terre fertile, tout y pousse. On peut facilement y multiplier les essences fruitières tropicales rustiques telles que des sapotes, des papayes, des litchis, des noix de coco, des avocats, des cempedak et bien d’autre encore. Avec les ressources de la mer, poissons, fruits de mer, langoustes, la palette alimentaire crudivore est complète.
Durian Tarempa, cueilli sur l'ile. Chair épaisse et moelleuse

Car nos trois passionnés ont un rêve : Faire de cette ile la première destination touristique exclusivement crue : Offrir aux visiteurs l’expérience d’une autonomie alimentaire sans artifice, en harmonie avec une nature sauvage et préservée. Leur projet prévoit de limiter au maximum l’impact écologique, voire d’avoir un impact positif : nombre de visiteurs limité, constructions légères en bambous, recyclage des déchets, traitement écologique des eaux usées, exclusion des énergies fossiles, etc.

Premiers arbres dans la pépinière


Pour concrétiser leur rêve, nos amis cherchent des soutiens. Ils lancent un appel pour récolter des fonds afin d’achever les acquisitions et les investissements nécessaires. Situé à moins d'une heure de vol de la mégapole de Singapour, dans une région où la pression touristique s’accentue, il reste encore un peu de temps pour construire un véritable « eden » où la reconnexion avec la nature peut se conjuguer en termes compatibles avec le mouvement écologique crudivore actuel.

Dans la forêt

Pour en savoir plus, rencontrer les initiateurs du projet, avoir plus d’information sur leur projet, ou pour une visite sur place, contactez Frédéric en lui envoyant un courriel à l'adresse suivante : rawborn@gmail.com